Pourquoi procrastinons-nous ? Ce que révèle la psychologie

Vous avez une tâche importante à accomplir.

Vous savez qu’il faudrait commencer aujourd’hui.

Pourtant, sans vraiment comprendre pourquoi, vous consultez vos e-mails, vous rangez votre bureau, vous faites défiler les réseaux sociaux ou vous trouvez soudain indispensable de lancer une machine à laver.

Quelques heures plus tard, la tâche est toujours là… avec, en plus, un sentiment de culpabilité.

Beaucoup de personnes pensent alors manquer de volonté ou être paresseuses.

Pourtant, la psychologie montre que la procrastination est bien plus complexe.

Dans la majorité des cas, elle n’est pas un problème d’organisation mais une façon, souvent inconsciente, de gérer un inconfort émotionnel.

La procrastination n’est pas de la paresse

Lorsque nous repoussons une tâche importante, nous imaginons souvent que nous manquons de motivation.

En réalité, notre cerveau ne cherche pas uniquement à atteindre des objectifs.

Il cherche également à préserver notre bien-être immédiat.

Si une activité est associée à une émotion désagréable — stress, peur de l’échec, ennui, doute ou pression — le cerveau privilégie naturellement une activité plus agréable ou plus facile.

À court terme, cette stratégie procure un soulagement.

À long terme, elle entretient le problème.

Le cerveau préfère le confort immédiat

Notre cerveau fonctionne selon un principe simple : il privilégie souvent les récompenses immédiates plutôt que les bénéfices lointains.

Commencer une déclaration administrative, préparer un entretien ou rédiger un rapport demande un effort mental important.

À l’inverse, regarder une vidéo, discuter avec un collègue ou répondre à quelques messages apporte une satisfaction instantanée.

Sans même nous en rendre compte, nous choisissons ce qui procure un soulagement rapide.

Ce phénomène est parfaitement normal.

Il concerne pratiquement tout le monde.

Derrière la procrastination se cachent souvent plusieurs émotions

Contrairement aux idées reçues, nous ne repoussons pas seulement les tâches difficiles.

Nous repoussons surtout les émotions qu’elles déclenchent.

La peur de ne pas être à la hauteur

Certaines personnes repoussent un projet parce qu’elles redoutent de ne pas réussir.

Tant que le travail n’est pas commencé, l’échec reste hypothétique.

Reporter devient alors une manière de protéger son estime de soi.

Le perfectionnisme

Beaucoup de procrastinateurs souhaitent produire un résultat irréprochable.

Ils attendent le bon moment, les meilleures conditions ou davantage d’inspiration.

Finalement, ils commencent très tard… ou pas du tout.

Le problème n’est pas un manque d’envie.

C’est souvent la peur de faire imparfaitement.

Le manque de clarté

Une tâche floue paraît beaucoup plus lourde.

Lorsque le cerveau ne sait pas exactement par où commencer, il préfère souvent éviter complètement l’action.

Pourquoi culpabilisons-nous autant ?

La procrastination crée souvent un cercle difficile à interrompre.

Nous repoussons une tâche.

Puis nous culpabilisons.

Cette culpabilité augmente le stress.

Le travail paraît alors encore plus difficile.

Nous le repoussons davantage.

Peu à peu, la personne peut finir par croire qu’elle est incapable de s’organiser, alors que le véritable problème réside souvent dans la manière dont elle gère les émotions associées à cette tâche.

Quelques situations du quotidien

Claire souhaite reprendre une activité sportive.

Chaque lundi, elle décide de commencer.

Puis elle trouve une bonne raison d’attendre la semaine suivante.

Ce n’est pas parce qu’elle manque d’envie.

Elle craint inconsciemment de ne pas tenir dans la durée et préfère éviter cette déception.

Thomas doit préparer une présentation importante.

Au lieu de travailler dessus, il passe plusieurs heures à peaufiner la mise en page de documents beaucoup moins urgents.

Il reste occupé, mais évite la tâche qui génère le plus d’anxiété.

Un étudiant attend la veille d’un examen pour commencer ses révisions.

Sous la pression de l’urgence, son cerveau mobilise enfin suffisamment d’énergie pour agir.

Cette stratégie fonctionne parfois… mais elle entretient un niveau de stress élevé.

Peut-on sortir de la procrastination ?

La bonne nouvelle est que la procrastination n’est pas une fatalité.

Comprendre ce qui se joue derrière ce comportement constitue souvent une première étape importante.

Certaines personnes découvrent qu’elles cherchent avant tout à éviter une émotion désagréable.

D’autres réalisent que leurs exigences sont tellement élevées qu’elles n’osent plus commencer.

D’autres encore ont simplement besoin de rendre une tâche plus concrète et plus accessible.

Lorsque la cause est mieux identifiée, il devient plus facile de mettre en place de nouveaux comportements.

Le cerveau apprend progressivement qu’il est possible d’agir sans attendre d’être parfaitement prêt ou totalement rassuré.

Comment l’hypnose peut-elle accompagner ce changement ?

Lorsque la procrastination devient répétitive malgré tous les efforts entrepris, il peut être utile de se faire accompagner.

L’hypnose ericksonienne ne cherche pas à donner davantage de volonté.

Elle vise plutôt à aider la personne à modifier sa relation avec les émotions qui entretiennent ce comportement.

Dans un état de conscience modifié, certaines personnes parviennent à prendre davantage de recul face à leurs peurs, à diminuer la pression qu’elles s’imposent ou à retrouver un sentiment de confiance dans leur capacité à agir.

Chaque accompagnement reste unique.

Il tient compte de l’histoire, des objectifs et des ressources propres à chacun.

Comprendre pourquoi l’on remet toujours certaines choses au lendemain est souvent le premier pas vers un changement durable.

Lorsque le cerveau n’a plus besoin d’éviter systématiquement une émotion désagréable, il devient plus facile de passer à l’action avec davantage de sérénité.

Si vous avez le sentiment que la procrastination freine vos projets personnels ou professionnels, un accompagnement en hypnose peut vous aider à retrouver un fonctionnement plus fluide et plus apaisé.

Prendre rendez-vous : 05 49 20 09 35

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